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  • Entretien avec Sylvie BANG

    Entretien avec Sylvie BANG

    Dans un contexte où la consommation responsable devient un levier essentiel de transformation sociale et alors que 50% des gérants de TPE renoncent à se verser un salaire faute de revenus suffisants, l’engagement concret de nouveaux acteurs locaux prend toute sa mesure. Pour la Biocoop d’Altkirch, qui vient de rejoindre l’aventure, l’adhésion au réseau Cigogne ne se résume pas à une simple affiliation commerciale ; c’est la suite logique d’une philosophie fondée sur l’ancrage territorial et la solidarité. Et si cette nouvelle entrée transformait La Cigogne en catalyseur d’une économie circulaire vertueuse au cœur du Sundgau, transformant chaque échange en un acte de résilience pour le bassin de vie ? Nous avons souhaité poser trois questions à Sylvie BANG, gérante du magasin, à cette occasion. 

    Sylvie Bang : Nous partageons des mêmes valeurs : ancrage local, économie circulaire, soutien aux producteurs et aux commerçants du territoire. La Cigogne est un outil concret pour mettre en cohérence nos convictions et nos actes au quotidien. Rejoindre ce réseau, c’est choisir que chaque euro dépensé chez nous serve aussi à faire vivre les acteurs locaux.

    Sylvie Bang : Le Sundgau est un territoire vivant, attaché à son identité et à ses circuits courts. Une monnaie locale comme la Cigogne y a toute sa place : elle crée du lien entre les habitants, les commerçants et les producteurs, et renforce la résilience économique de notre bassin de vie. La Biocoop d’Altkirch a un rôle moteur à jouer — et nous sommes fiers de le porter.

    Sylvie Bang : Nous attendons d’abord une occasion d’échanger avec nos clients et les autres acteurs locaux sur la thématique de ce qu’est un bien commun. Et puis, plus largement, nous espérons renforcer les liens avec toutes les personnes actrices de ce projet et que cela contribue à faire d’Altkirch et du Sundgau un territoire de référence en matière d’économie locale et solidaire.

    En considérant la monnaie locale comme un bien commun, la Biocoop d’Altkirch ne se contente pas de soutenir des producteurs ; elle voit plus loin et tisse déjà la trame d’un territoire plus autonome, plus solidaire et résolument tourné vers l’avenir. Cette initiative positionne dès aujourd’hui le Sundgau comme un nouveau territoire pouvant servir de futur modèle inspirant, prouvant que lorsque des habitants et des commerçants unissent leurs forces, c’est tout un écosystème local qui s’épanouit. En définitive, l’envol de la Cigogne dans le Sundgau illustrerait parfaitement la puissance d’une vision partagée : celle où l’économie reprend son sens premier de lien humain.  C’est tout le bien que nous pouvons nous souhaiter. 

  • Domaine Robert Roth

    Domaine Robert Roth

    Les amatrices et amateurs de bons vins vont être servis. Après le Domaine Hebinger et La Ferme Sans Nom, c’est au tour du Domaine Robert Roth, d’intégrer le réseau Cigogne.

    Situé à Soultz, ce domaine familial cultive la vigne en agriculture biologique sur les terrains gréseux et calcaires des collines reposant aux pieds du Grand Ballon.

    Au programme notamment, des vins de terroir issus de 4 lieux-dits et d’1 grand cru, vinifiés avec précision et plus qu’adaptés à une longue garde.

    Aux manettes, les 3ème et 4ème générations s’emploient à valoriser, en viticulture, vinification et sur l’étiquette, leur héritage comme les spécificités de chaque terroir, dans une démarche respectueuse de l’environnement et centrée sur un développement local. Leur adhésion à La Cigogne en est d’ailleurs une nouvelle preuve.

    Retrouvez leurs vins entre autres chez Coop Les Oies Sauvages, ou directement au domaine, où vous serez très bien reçus ! Et bien sûr, réglez-les en monnaie locale 😊

  • À la Flamme

    À la Flamme

    Parmi les symboles de l’Alsace, il y a évidemment les cigognes, ce n’est pas nous qui allons vous dire le contraire 😊 Il y a aussi bien sûr les tartes flambées. Alors quand un spécialiste rejoint le réseau Cigogne… on ne peut que se réjouir.

    À la Flamme, intègre donc notre communauté. C’est un food truck spécialisé dans les tartes flambées savoureuses, généreusement garnies avec des ingrédients de saison, locaux et de grande qualité.

    Vous pouvez le retrouver les mercredis à Kingersheim, de 17h à 19h au marché paysan des Sheds, ainsi que les samedis à Mulhouse de 10h à 13h Place de la Paix.

    Mais il est aussi tout à fait possible de faire appel à ses services chez vous pour des événements, que vous soyez adhérents particuliers comme professionnels, dès 30 tartes flambées. N’hésitez donc pas si vous êtes gourmands, il y a toujours une bonne raison pour manger une tarte flambée !

    Bienvenue dans le réseau à Cédric !

  • Aux Saveurs du Kashmir

    Aux Saveurs du Kashmir

    La rue de la Justice à Mulhouse devient petit à petit une « rue de la Cigogne ». Après Steppe Sushi, c’est dorénavant Aux Saveurs du Kashmir, qui rejoint le réseau.

    Réputé pour ses spécialités indiennes et pakistanaises, ce restaurant authentique combine une cuisine savoureuse faite maison avec un accueil particulièrement chaleureux. Incarnée par Younes Khan, l’équipe sait recevoir ! D’ailleurs, le collectif du Comité de Coordination y a déjà prolongé plusieurs de ses réunions 😊

    Une très belle découverte pour un repas convivial et gourmand… avec en plus le plaisir de pouvoir régler en monnaie locale ! Nous vous encourageons à tester… vous y retournerez, c’est certain !

  • 🌿 L’Antre d’Artémis 🌿

    🌿 L’Antre d’Artémis 🌿

    Boutique située rue de l’Arsenal à Mulhouse, veut pouvoir transmettre le goût de la chasse aux bonnes affaires et de cette méthode de consommation plus écologique et économique. Avec une offre large de vêtements de marque de seconde main, un cadre chaleureux et un accueil agréable d’Eve Maraucci, sa créatrice passionnée, c’est une adresse pépite pour les amateurs de belles choses.

    Le magasin est ouvert du mardi au samedi, et il vous est également (sauf le samedi), possible de déposer des articles que vous souhaiteriez vendre, plutôt que de les jeter.

    Une nouvelle façon d’utiliser vos cigognes !

  • 🌿 TADAM IMPRO 🌿

    🌿 TADAM IMPRO 🌿

    Encore un nouvel adhérent professionnel dans le réseau Cigogne, et celui-ci est tout à fait original. Tadam !

    Tadam Impro est donc une école d’improvisation fondée par Julie Frigeni. Son crédo : « Bouger pour comprendre, jouer pour apprendre ».

    Quoi de mieux que l’impro pour créer des liens, libérer la parole et être authentique ? Entre ateliers, stages, spectacles et prestations sur mesure, notre nouvel adhérent est riche en surprises !

    Tadam organise régulièrement des stages ponctuels ainsi que des spectacles, donc n’hésitez pas à suivre son actualité !

    Et comme le soutien à la culture est une dimension importante du projet porté par La Cigogne, nous avons d’ores et déjà pas mal d’idées de choses à construire avec une telle équipe… En attendant, nous souhaitons bienvenue au collectif porté par Julie !

  • 📣 Un départ dans la stabilité, l’élan installé

    📣 Un départ dans la stabilité, l’élan installé

    Les associations sont comme les entreprises, elles voient partir des collaborateurs. Ça ne remet en cause ni la stratégie ni la dynamique, même si ce collaborateur est un cadre dirigeant. Alexandre Aubertin, pour des raisons personnelles, va quitter la région. Il ne pourra donc plus assumer son poste de directeur opérationnel. Quand il est arrivé à cette fonction en début d’année, il a insufflé un état d’esprit et a donné un élan à notre association, La Cigogne. Bien sûr nous aurions aimé qu’il reste, mais les circonstances de la vie en ont décidé autrement.

    🗣️ Alexandre Aubertin : Ce fut une année charnière. Le plan stratégique du comité de coordination qui avait servi de support aux recherches de subventions a abouti, grâce à l’aide de l’Union Européenne, de la Région Grand-Est, et celle de la fondation MACIF.

    Après ce premier pas, il était nécessaire de passer à l’acte et de constituer une équipe : mon recrutement dans un premier temps, puis celui de Sandrine Jacques ensuite et maintenant Michaïna Defende en charge de la mobilisation et des partenariats. Avec des bénévoles, nous avons mis en œuvre le plan stratégique.

    Les points forts de cette année ont d’abord consisté dans une projection claire sur les moyens humains et financiers.

    Nous pouvons affirmer que 2026 ne posera aucun problème pour la trésorerie de l’association. D’un point de vue humain, les interactions entre membres professionnels, particuliers et bénévoles ont été développés, et il est nécessaire de les renforcer.

    Le développement du réseau pro a pris une nouvelle accélération : on est passé de 50 pros à compter du milieu de 2025, à 75 fin 2025, sachant que le processus semble s’amplifier. Nous avons aussi lancé une nouvelle dynamique en remobilisant les pros existants.

    Enfin, il nous paraissait nécessaire de reprendre la parole par des communications internes et par des moments de convivialité, comme nous l’avons fait depuis septembre. Et puis nous avons profité d’un bon moment pour paraître dans la presse écrite, la radio et la télévision ; le prétexte, s’il en faut un, était « Mon Noël en cigognes ».

    🗣️ MM : De quoi es-tu le plus fier pendant cette période ?

    🗣️ AA : La première chose qui me vient à l’esprit, c’est d’avoir rendu visible le travail incroyable des bénévoles.

    Ils ont construit un réseau structuré. Et de montrer cela au grand public m’a rendu fier.

    Le résultat de ce travail, c’est qu’en 2025, Yves Herzog a aidé une première monnaie locale pour leur permettre de dupliquer l’infrastructure numérique de La Cigogne. Il a formé les bénévoles locaux à se structurer pour simplifier les processus. En 2026, il va accompagner, une nouvelle fois, au moins deux autres monnaies locales.

    Il y a aussi les rencontres avec les bénévoles, les professionnels et les particuliers afin de créer du lien. En quittant mon travail fin 2024, j’ai ressenti un peu d’éco-anxiété, mais côtoyer des professionnels qui sont dans l’action, qui se battent chaque jour pour leur métier, pour leurs valeurs et rencontrer des bénévoles qui donnent beaucoup de leur temps m’a rassuré. Une partie de mon travail a été de les mettre en lien. 

    🗣️ MM : Comment vois-tu l’évolution de l’association en 2026 ?

    🗣️ AA : Continuer et accélérer le recrutement des professionnels avec Sandrine qui est complètement opérationnelle – il y a même aujoud’hui des pros qui nous sollicitent ; développer un projet pour tous les bassins de vie du Haut-Rhin pour rééquilibrer Colmar et Mulhouse ; mettre surtout l’accent sur les particuliers. Pour que ça marche, La Cigogne a besoin de développer leurs dépenses en monnaie locale.

    L’objectif d’un million de cigognes en circulation en 2027 est atteignable ; nous en sommes à cent cinquante mille cigognes à fin 2025. Les chiffres le prouvent, c’est en l’utilisant que les particuliers se prennent au jeu et convertissent plus.

    Et pour cela, nous avons besoin d’événements conviviaux et d’une médiatisation plus forte. Renouveler l’opération « Mon Noël en cigognes » en 2026. Cette dernière campagne a bien fonctionné sur le terrain et dans les médias.

    2026, ce sont aussi les dix ans de l’association. Il n’y a pas de plus beau prétexte pour organiser des festivités, avec un impact sur les particuliers et sur les médias. D’ailleurs il me semble que les bénévoles de l’association préparent quelque chose de grand, mais c’est encore un peu trop tôt pour dévoiler le projet

    🗣️ MM : Après les convaincus de la première heure, une deuxième tranche de professionnels est venue s’ajouter. Comment faire adhérer les personnes et les collectivités les plus réservées ?

    🗣️ AA : La monnaie est un élément transverse. Si on met le soutien à l’économie locale en haut de la liste, on peut alors rassembler des professionnels qui s’engagent dans le local précisément.

    Le plus important, c’est la création de liens qui donnera l’énergie nécessaire à la progression de l’association. On porte un projet collectif.

    Et puis, comme le dernier travail que j’ai porté, il s’agit de condolider les critères d’agrément des nouveaux entrants.

    Pour les collectivités, n’oublions pas que la région nous soutient financièrement. M2A ainsi que les PETR Thur-Doller et Sundgau nous appuient également. Cela prendra du temps, car nous entrons dans une période électorale. Il n’y aura donc pas de décision rapide, mais à nous de faire connaître notre projet aux futurs élus pour faciliter la suite. Mais c’est possible sur ce territoire.

    🗣️ MM : Avec la montée des peurs dans notre société et le repli sur soi, en quoi La Cigogne, monnaie locale, peut-elle aider ?

    🗣️ AA : Il est vrai que cela peut être un frein : certaines personnes pourraient se dire : avec ce qui se passe, ce n’est peut-être pas le bon moment de participer à ce projet. Et pourtant, c’est une opportunité, un collectif à échelle humaine.

    Je suis très sensible aux communs, et avec La Cigogne, dans le Haut-Rhin nous en construisons un.

    C’est une façon utile de participer. Pour les pros, le coût est très modeste d’autant qu’en face, on a la création de liens, d’appartenance à un réseau, d’entraide. On peut craindre d’essayer, mais quand on est dedans, il y a un point de bascule : on fait partie d’une communauté.

    Alors ensemble, on peut lutter contre ses peurs.

    🗣️ MM : Depuis le début de notre conversation, tu parles de créer des liens, de mettre en relation.

    Tu me fais penser à un livre d’Abdenour Bidar, philosophe et essayiste français, Les Tisserands. Il explique entre autres que le tissage de liens est, sur un territoire, une bonne façon de souder une population.

    🗣️ AA : Je ne connais pas, mais oui, je vois bien ce qu’il veut dire, et j’aime bien cette métaphore : un tissu est toujours plus fort qu’un fil. C’est exactement ce que je pense.

    Si sur notre territoire se crée ce type de tissage, alors nous réunirons nos forces pour lutter contre les peurs.

    🗣️ MM : Souhaites-tu ajouter un dernier mot ?

    🗣️ AA : En raison de mon changement de région, je ne vais plus pouvoir assurer mon poste, et c’est un regret pour moi.

    Cependant, je ne veux pas quitter le projet et souhaite continuer à distance, comme bénévole, pour aider au développement, en analysant et en alimentant la réflexion stratégique, afin de sécuriser le réseau existant.

    J’aimerais aussi participer aux commissions d’agrément par visioconférence. Et quand mon emploi du temps le permettra, me rendre disponible pour les temps forts.

  • 🌿 EIRA Développement 🌿

    🌿 EIRA Développement 🌿

    Il n’est pas fréquent de rencontrer des personnes aussi enthousiastes que Claire Griffanti, fondatrice d’EIRA Développement, spécialiste en développement personnel et professionnel.

    Formée à la sophrologie, au coaching et à l’hypnose, Claire est surtout animée par l’engagement et l’empathie. Son objectif revendiqué : pouvoir accompagner chacune et chacun avec bienveillance, dans le respect de son rythme et de son histoire.

    Un besoin de coaching personnel, professionnel, d’orientation ou encore d’équipe, n’hésitez pas à la contacter, vous serez ravis de l’avoir rencontrée, on vous le garantit !

  • 🌿 LE COLOBRI 🌿

    🌿 LE COLOBRI 🌿

    Chloé Misslin a fondé Le Colibri il y a 2 ans avec une idée claire : proposer une alimentation végétalienne pour des personnes qui comme elle, ne trouvaient pas forcément chaussure à leur pied dans les restaurants traditionnels.

    Avec son food truck itinérant, Chloé propose une carte courte et savoureuse avec des recettes salées et sucrées travaillées, raffinées et saines.

    Présent principalement autour de Mulhouse, Le Colibri vole parfois un peu plus loin dans le Haut Rhin. On peut déjà y régler en monnaie locale, alors suivez ses réseaux sociaux pour en savoir plus.

  • 🌿 LE PALAIS DES SPORES 🌿

    🌿 LE PALAIS DES SPORES 🌿

    Difficile de penser à une belle poignée de champignons sans avoir l’eau à la bouche. Alors imaginez si en plus ils sont issus de l’agriculture biologique et locaux…

    C’est pourtant bien possible grâce à Olivier Dalverny, tout nouvel adhérent dans le réseau Cigogne que nous avons le plaisir d’accueillir, et à sa société Le Palais des Spores à Wintzenheim.

    Olivier Dalverny est un véritable passionné, le premier à avoir fondé une champignonnière de champignons de Paris bio en Alsace ! Dans une ancienne cave à bière et avec une démarche alliant savoir-faire artisanal et sobriété énergétique, qui plus est.

    Une très belle initiative de circuits courts, guidée par une passion d’enfance, à découvrir de toute urgence sur place ou au marché Saint Joseph de Colmar le samedi matin.